Port autonome de Lomé : la CCDAT dénonce des dysfonctionnements

New Africa mercredi, 5 août, 2026 37 0 0 0
Port autonome de Lomé : la CCDAT dénonce des dysfonctionnements
Port autonome de Lomé : la CCDAT dénonce des dysfonctionnements


La Convergence des Commissionnaires en Douanes Agréés du Togo (CCDAT) ne cache plus son inquiétude. Elle a attiré mardi 4 août 2026 l’attention des autorités sur les difficultés qui affectent le travail de ses membres au Port autonome de Lomé (PAL). Retards administratifs, dysfonctionnements de la digitalisation, transferts tardifs des conteneurs et multiplication des frais de surestaries figurent parmi les principales préoccupations.



La situation devient de plus en plus préoccupante aux commissionnaires en douane agréés du Togo. Si la digitalisation des procédures devait accélérer le traitement des dossiers, elle semble aujourd’hui produire l’effet inverse.


« Nous travaillons désormais à distance depuis nos bureaux, mais les procédures prennent davantage de temps qu’auparavant. Au lieu de simplifier notre travail, la digitalisation ralentit le traitement des dossiers. Les retards concernent principalement la délivrance des factures et de plusieurs documents indispensables au dédouanement des marchandises. Or, chaque jour perdu se répercute directement sur les opérateurs économiques. Ces lenteurs entraînent des frais de surestaries, des pénalités appliquées lorsque les conteneurs restent au port au-delà du délai de franchise prévu », a expliqué Francisco Kpodar, président de la CCDAT.



Pour la Convergence des Commissionnaires en Douanes Agréés du Togo, ces coûts supplémentaires deviennent de plus en plus difficiles à supporter.


La situation est encore plus compliquée pour les marchandises destinées à la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Selon Francisco Kpodar, certains conteneurs sont transférés avec beaucoup de retard, voire pas du tout.


« Lorsqu’un opérateur bénéficie de 21 jours de franchise et qu’il attend déjà une dizaine de jours avant même que son conteneur ne soit transféré, il est pratiquement condamné à payer des surestaries », a-t-il déploré. Conséquence, plusieurs entreprises voient leurs charges augmenter et peinent à conserver leur clientèle.


Face à ces difficultés, la CCDAT appelle à une meilleure organisation de la chaîne logistique. L’organisation souhaite que des délais précis soient fixés pour chaque étape du traitement des dossiers au Guichet unique.


Regards tournés vers la nouvelle direction du Port autonome de Lomé


L’objectif est de savoir quel acteur est responsable lorsqu’un dossier accuse du retard. Pour les commissionnaires, les pénalités devraient être supportées par les intervenants défaillants et non par les entreprises qui subissent ces dysfonctionnements.


Tout en saluant les efforts engagés par les autorités togolaises, Francisco Kpodar dit placer beaucoup d’espoir dans la nouvelle direction du Port autonome de Lomé. Il reconnaît que plusieurs initiatives ont été annoncées, mais insiste sur la nécessité d’obtenir rapidement des résultats visibles.


« Nous accordons le bénéfice du doute au nouveau directeur général. Mais le temps presse. Le port perd progressivement des clients et il est important que les réformes produisent rapidement leurs effets », a-t-il souligné.


Pour la Convergence des Commissionnaires en Douanes Agréés du Togo, l’enjeu dépasse les seuls commissionnaires en douane. Les retards dans le traitement des marchandises affectent l’ensemble de la chaîne logistique, réduisent la compétitivité du Port autonome de Lomé et ternissent son image auprès des partenaires internationaux.


L’organisation assure enfin qu’elle reste disposée à travailler avec les autorités afin de trouver des solutions concrètes. L’ambition est de contribuer à un fonctionnement plus fluide des opérations portuaires, au bénéfice des opérateurs économiques comme de l’économie togolaise.


Source : TogoBreakingnews

Article afrique