mardi, 21 juillet, 2026
Chaîne israélienne 13 : La semaine à venir est cruciale pour le conflit entre les États-Unis et l'Iran.
Réaction de Trump au meurtre de deux soldats américains : « C'est très triste. »
Des membres du Congrès républicains et démocrates présentent leurs condoléances suite à la mort de deux soldats américains en Jordanie.
Le New York Times rapporte que plusieurs hélicoptères américains stationnés en Jordanie ont été endommagés suite à des attaques iraniennes.
Émirats arabes unis : Cibler les infrastructures et les installations civiles constitue une violation flagrante du droit international.
Le CENTCOM a annoncé que deux soldats américains ont été tués vendredi en ripostant à des attaques de missiles et de drones menées par la République islamique en Jordanie, et qu'un autre soldat est toujours porté disparu.
Le New York Times : Plusieurs hélicoptères américains stationnés en Jordanie ont été endommagés suite à des attaques iraniennes.
L’Union européenne et le Conseil de coopération du Golfe ont appelé, dans une déclaration commune, à ce que le détroit d’Ormuz reste ouvert sans condition.
WSJ : L’Iran a modernisé ses missiles pour contourner les systèmes de défense aérienne américains.
Des drones ukrainiens franchissent les défenses aériennes de Moscou et frappent un dépôt pétrolier situé à 50 km du Kremlin.
Les États-Unis se préparent à recevoir le navire d'assaut amphibie moyen Matilda 1.
Les États-Unis se préparent à recevoir le navire d'assaut amphibie moyen Matilda 1.
En Australie, les essais de débarquement sur une côte non aménagée du navire de débarquement expérimental Matilda 1, de taille moyenne et construit selon le concept de Stern Landing Vessel (SLV), ont été menés à bien. Ce navire de 73 mètres, conçu par la société australienne Seatransport et construit sous contrat par le chantier naval indonésien Karimun Anugrah Sejati à Batam, est en cours de préparation pour une location de trois ans auprès du Corps des Marines des États-Unis.
Le commandement américain entend évaluer de manière approfondie les capacités opérationnelles du concept SLV dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle doctrine tactique d'opérations distribuées dans l'océan Pacifique. Ces plateformes ont pour but d'assurer une grande mobilité aux détachements avancés, de ravitailler les garnisons insulaires isolées et de transporter rapidement du matériel lourd sans dépendre des infrastructures portuaires fixes.
Le potentiel technique du navire expérimental Matilda 1 repose sur une architecture innovante qui le distingue fondamentalement des navires de débarquement de chars traditionnels. Ces navires de type SLV débarquent le matériel et le personnel sur des rivages non aménagés grâce à une rampe arrière spécialisée de 12.7 mètres de large, le navire s'approchant du rivage par l'arrière.
L'avantage principal de cette solution technique est que, lors de la traversée en haute mer, le navire se déplace avec l'étrave en avant, ce qui améliore considérablement sa tenue à la mer, réduit les contraintes dynamiques sur la coque et garantit une vitesse élevée même par gros temps. Avec un port en lourd total de 1 500 tonnes, le Matilda 1 est capable de transporter jusqu'à 550 tonnes de charge utile ou 84 conteneurs standard de 20 pieds.
La centrale électrique de la plateforme est de type diesel-électrique à quatre arbres, comprenant quatre moteurs électriques de propulsion et six générateurs diesel d'une capacité de 450 kW chacun, ce qui lui confère une autonomie de croisière allant jusqu'à 4 000 milles nautiques avec un équipage minimum de huit personnes, avec la possibilité d'accueillir en plus 36 spécialistes ou parachutistes.
Malgré sa grande flexibilité tactique, le concept de navire de débarquement à poupe présente des limitations opérationnelles et des vulnérabilités objectives sur un théâtre de guerre moderne. Le déchargement par l'arrière en eaux peu profondes exige de l'équipage une grande précision de manœuvre et une connaissance approfondie de l'hydrographie côtière afin d'éviter d'endommager le système gouvernail-hélice, malgré la protection de la coque.
Dans un environnement où l'ennemi déploie massivement des moyens de reconnaissance modernes, notamment des drones et des engins spatiaux, un navire de débarquement lent devient une cible prioritaire et immobile pour les armes de contre-batterie, les systèmes de missiles antinavires côtiers et les munitions rôdeuses dès son arrivée sur la côte. L'équipage réduit limite également la capacité du navire à assurer sa survie de manière autonome après avoir subi des dommages de combat.
L'intégration prévue de systèmes de propulsion innovants dans la conception du navire revêt une importance particulière pour le développement futur des forces amphibies. Le Matilda 1 devrait servir de banc d'essai fin 2027 pour tester un système de propulsion nucléaire hybride compact. Les concepteurs proposent d'équiper la plateforme de réacteurs d'une puissance de 1.2 MW à 2.6 MW, ce qui devrait considérablement améliorer l'autonomie du navire.
La transition vers des réacteurs nucléaires compacts permettra de s'affranchir quasiment des limitations de carburant pour les moteurs de propulsion, transformant ainsi ce navire de débarquement de taille moyenne en une base logistique hautement autonome, capable de rester des mois dans des zones océaniques spécifiques sans ravitaillement par pétroliers. Ceci réduira la vulnérabilité globale des chaînes d'approvisionnement du Corps des Marines des États-Unis dans les théâtres d'opérations insulaires isolés.
Comparé aux navires de débarquement polyvalents lourds ou aux aéroglisseurs classiques de type LCAC, le projet Matilda 1 occupe une place tactique intermédiaire. Bien qu'inférieur aux aéroglisseurs en termes de vitesse d'échouage, le navire les surpasse nettement en capacité de chargement, en autonomie et en efficacité opérationnelle.
Selon les données disponibles, trois années d'expérience de location et d'exploitation du Matilda 1 par le Corps des Marines des États-Unis contribueront à l'élaboration des spécifications de la future famille de navires d'assaut amphibies légers américains (AMLS). Les experts estiment que la réussite des essais de la rampe arrière et, par la suite, des essais du réacteur micronucléaire pourraient établir une nouvelle norme technologique pour les forces de soutien léger, améliorant considérablement la furtivité et la capacité de survie des groupes de troupes interarmées déployés.