vendredi, 8 mai, 2026
Le Pakistan espère que Téhéran et Washington parviendront à un accord « le plus rapidement possible ».
Adjoint politique du Corps des gardiens de la révolution islamique : Nous avons gagné, mais la guerre n’est pas terminée.
Israël poursuit ses attaques contre les positions du Hezbollah dans le sud du Liban.
Le ministre israélien des Sciences : Netanyahu et Trump se consultent constamment sur le cas de la République islamique.
Exécution d'au moins 28 prisonniers politiques en 48 jours
Agence de presse Mehr : Plus de 1 500 navires attendent l'« autorisation » du gouvernement iranien pour traverser le détroit d'Ormuz.
La Chine suspend les prêts aux raffineries sanctionnées par les États-Unis
Pezzekian a annoncé sa rencontre avec Mojtaba Khamenei dans une « atmosphère intime ».
L'armée israélienne confirme la mort du commandant de la Force Radwan du Hezbollah
Porte-parole de la Commission de sécurité nationale du Parlement : Nous échangeons des messages avec les États-Unis concernant le plan de paix proposé
Selon Affi, en Côte d'voire, les planteurs de café-cacao sont spoliés et seront truandés tant que ce pouvoir sera en place parce qu’il se nourrit de la spoliation et de la truanderie.
En Côte d’Ivoire, le Président du Front Populaire Ivoirien, Pascal Affi N'Guessan était face à la Presse Nationale et internationale, hier, Jeudi 07 Mai, au siège de sa formation politique sise à Abidjan pour Présenter le Tableau sombre de de la gestion du régime Ouattara.
Pour l'Ancien Premier Ministre Ivoirien, la Côte d'Ivoire est à la croisée des chemins. Ballotés entre les limites de l’autoritarisme politique et les défis de la réconciliation nationale, de la démocratie et de la bonne gouvernance, Alassane OUATTARA et le RHDP doivent renoncer à la fuite en avant, accepter de lâcher prise et d’emprunter avec toutes les forces vives, la voie du Sursaut National. Ci-après les propos liminaire de la conférence de presse
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Merci de votre présence à cette conférence de presse placée sous le thème : « 1990-2026 : 36 ans de lutte pour des libertés ».
En effet, il y a 36 ans, la Côte d’Ivoire opérait une rupture fondamentale dans sa politique institutionnelle, sociale et culturelle : le retour au multipartisme après 30 ans de parti unique, la reconnaissance formelle des droits fondamentaux de la personne humaine, des libertés individuelles et collectives : liberté d’opinion et d’expression, liberté de pensée, de conscience et de religion, liberté d’association, de réunion et de manifestation, liberté syndicale, droit de grève. C’était la fin d’une époque, celle du Parti unique, de la pensée unique, de la presse unique, du syndicat unique, du Parlement unicolore et du monologue politique ; c’était l’aboutissement de la lutte de plusieurs générations d’Ivoiriennes et d’Ivoiriens.
Trente-six (36) ans après, quel bilan pour les libertés et la démocratie en Côte d’Ivoire ? La commémoration de la date anniversaire du retour au multipartisme nous donne l’occasion d’examiner avec vous l’état de la démocratie et des libertés dans notre pays.
36 ans après le retour au pluralisme politique et 15 ans après l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir, la situation des libertés et de la démocratie est catastrophique, dramatique, désespérée. Le recul est abyssal, à la mesure de l’autoritarisme politique qui s’est abattu sur le pays et de l’oppression qui écrase les Ivoiriennes et les ivoiriens.
Le principe de liberté est consacré par la Constitution ivoirienne sur le fondement de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 qui dispose, en son article 19, que : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit », et pourtant, les journalistes de la presse privée sont victimes de harcèlement, d’interpellations permanentes, de condamnations à des amendes pour délit de presse ; les influenceurs, les blogueurs, cyberactivistes sont l’objet d’intimidations, de poursuites judiciaires intempestives, d’arrestations et de condamnations à des peines de prison ; des leaders politiques sont poursuivis pour « délit d’opinion », soumis à des interrogatoires de police traumatisants, à la torture psychologique comme ce fut le cas récemment avec le président de l’ADCI, Assalé TIEMOKO. En Côte d’Ivoire, critiquer le pouvoir, dénoncer ses insuffisances, ses abus est un délit : délit d’offense au Chef de l’État, délit de trouble à l’ordre public, délit d’incitation à la révolte et que sais-je encore.
La liberté de manifestation qui découle de la liberté d’expression est embrigadée ; l’autorisation de manifester est une exception, l’interdiction est la règle, appliquée avec férocité, surtout en période électorale, entraînant des morts, des blessés, des arrestations, des disparitions : 100 morts dans la crise électorale de 2020, une dizaine de morts et près de 2000 arrestations au cours de celle de 2025. Depuis que la Côte d’Ivoire existe, il n’y a jamais eu autant de violences, de dégâts matériels et de morts liés à des conflits politiques, que sous l’ère Alassane OUATTARA.
Quant à la liberté d’information et au pluralisme des opinions, ils ne peuvent pas être assurés si l’indépendance éditoriale des médias d’État n’est pas garantie. Comment la RTI peut-elle être « la chaîne qui rassemble » comme elle le proclame dans son slogan, si elle n’a pas une approche impartiale et équilibrée de sa mission, quand 80% du temps du Journal Télévisé est consacré aux activités du Parti au pouvoir et des membres de son gouvernement, si elle ne donne pas autant qu’aux Institutions, la parole à l’opposition et à la société civile, quand les journalistes des médias d’État se comportent en propagandistes du régime avec comme arme favorite la désinformation.
L’autoritarisme politique est incompatible avec la liberté. Tout autoritarisme, pour exercer une domination totale sur le corps social, doit perpétrer un crime : le meurtre de la liberté ; imposer un code : la loi du silence ; l’OMERTA, par l’exercice brutal et cynique du monopole étatique de la violence. L’objectif est clair : inculquer la peur pour domestiquer les consciences, affadir les volontés, afin de régner en maître absolu sur le pays. On ne construit pas une nation démocratique et prospère en semant la peur et en vampirisant les forces vives de la nation.
La Côte d’Ivoire est divisée et restera divisée tant que ce régime sera en place parce qu’il est réfractaire à la réconciliation nationale.
Les Ivoiriennes et les Ivoiriens peinent à se nourrir, à se soigner, à se déplacer à moindre coût, à se loger décemment à des loyers abordables, à assurer l’avenir de leurs enfants parce que ceux qui les gouvernent préfèrent bourrer leurs comptes bancaires avec l’argent de l’État, s’acheter des appartements de luxe en Europe plutôt que de veiller au bien-être du peuple.
Les planteurs de café-cacao sont spoliés et seront truandés tant que ce pouvoir sera en place parce qu’il se nourrit de la spoliation et de la truanderie.
Une gouvernance politique autocratique, clanique et clientéliste ne peut engendrer le progrès social et la cohésion nationale. Cette autocratie étouffante constitue un défi majeur pour les libertés et la démocratie, pour la bonne gouvernance et la prospérité nationale, pour la réconciliation nationale, pour la paix, pour l’avenir du pays. Alors que faire ? Résister, tenir bon, rester fermes dans nos convictions et refuser toute compromission. C’est le thème cette année de la traditionnelle Fête de la Liberté organisée de manière éclatée dans toutes les régions.
Résister, c’est faire preuve de courage, de courage politique pour dénoncer sans ambages les arrestations arbitraires, les enlèvements politiques par des encagoulés, les détentions abusives ; exiger la libération de ces milliers de jeunes détenus arbitrairement pour avoir manifesté contre le 4ème mandat d’Alassane OUATTARA. Résister, c’est rester debout, refuser de faire de la Côte d’Ivoire un “Sabaryland”, “le pays de la soumission”, des “hommes à genoux” pour échapper à la prison.
Résister, c’est rester fermes dans nos convictions, ne pas se laisser distraire par les campagnes démagogiques et les discours trompeurs, ni amadouer par l’argent sale de l’indignité. Résister, c’est assumer pleinement, courageusement et franchement notre statut actuel d’opposition politique, de contre-pouvoir.
Résister, c’est refuser le système dynastique que Alassane Ouattara a l’ambition de nous imposer, en positionnant son petit frère TENE Ibrahima comme potentiel successeur. Etre le petit frère du Chef de l’Etat n’est pas un mérite personnel, un diplôme, une compétence, et ne peut se substituer à la loi de la démocratie, de l’égalité des chances.
Rester fermes dans nos convictions, c’est rester fidèles à la vérité et préserver notre capacité à le dire, c’est enfin faire échec aux tentatives de division, à la corruption et aux débauchages orchestrés par le RHDP pour tenter de combler son déficit de légitimité et son rejet par le peuple.
La résistance est la voie de la liberté, l’expression de notre résilience, le témoignage de notre espérance et le ressort du sursaut national.
Le sursaut, c’est d’abord la prise de conscience qu’à l’origine de l’histoire, il y a le combat, la lutte : combat contre la nature pour l’aménager à notre convenance ; combat entre individus pour l’affirmation de leur destin ; combat entre les peuples et entre les Nations pour le positionnement géopolitique ; combat entre les idéologies, les projets politiques, les valeurs éthiques. La lutte est la mère de la liberté et le moteur du progrès.
Le sursaut, c’est sortir de la torpeur, se déployer sur le terrain à la rencontre du peuple, pour le rassurer, le remobiliser en vue des batailles futures, pour la libération des prisonniers politiques, pour la modernisation du cadre juridique et institutionnel des élections, pour l’indépendance des médias d’État et l’équilibre de l’information, pour la répression de la corruption et la bonne gouvernance des affaires publiques, pour le pouvoir d’achat des ménages, etc.
Le sursaut, c’est éviter de distraire le peuple avec de faux débats et de l’éloigner des graves problèmes que pose au pays la gouvernance d’Alassane OUATTARA et du RHDP :
- la stabilité politique et institutionnelle : six (6) mois après son “élection”, le Président OUATTARA n’a pas encore désigné son Vice-président, laissant subsister un vide juridique préoccupant en cas de vacance du pouvoir ;
- les dossiers des leaders politiques privés de droits civiques ou contraints à l’exil, notamment le Président du PDCI-RDA, Cheick Tidjane THIAM ;
- la vérité sur l’état de santé du Chef de l’État, qui fait l’objet de folles rumeurs ces dernières semaines ; une apparition au Salon du Livre ne suffit pas ;
- l’avancée djihadiste dans les États du Sahel, notamment au Mali, et la surprenante attitude de réserve voire de désintérêt observée par le gouvernement ivoirien, alors que la menace est à nos portes ;
- la réflexion prospective et la gestion anticipative des conséquences de la guerre au Moyen-Orient et en Ukraine, dont les impacts cumulés sur l’économie mondiale ;
- la faillite du système actuel de gestion de la filière café-cacao et la nécessité d’une nouvelle réforme pour garantir des revenus décents aux producteurs ;
La Côte d’Ivoire est divisée et restera divisée tant que ce régime sera en place parce qu’il est réfractaire à la réconciliation nationale.
Les Ivoiriennes et les Ivoiriens peinent à se nourrir, à se soigner, à se déplacer à moindre coût, à se loger décemment à des loyers abordables, à assurer l’avenir de leurs enfants parce que ceux qui les gouvernent préfèrent bourrer leurs comptes bancaires avec l’argent de l’État, s’acheter des appartements de luxe en Europe plutôt que de veiller au bien-être du peuple.
Les planteurs de café-cacao sont spoliés et seront truandés tant que ce pouvoir sera en place parce qu’il se nourrit de la spoliation et de la truanderie.
Une gouvernance politique autocratique, clanique et clientéliste ne peut engendrer le progrès social et la cohésion nationale. Cette autocratie étouffante constitue un défi majeur pour les libertés et la démocratie, pour la bonne gouvernance et la prospérité nationale, pour la réconciliation nationale, pour la paix, pour l’avenir du pays. Alors que faire ? Résister, tenir bon, rester fermes dans nos convictions et refuser toute compromission. C’est le thème cette année de la traditionnelle Fête de la Liberté organisée de manière éclatée dans toutes les régions.
Résister, c’est faire preuve de courage, de courage politique pour dénoncer sans ambages les arrestations arbitraires, les enlèvements politiques par des encagoulés, les détentions abusives ; exiger la libération de ces milliers de jeunes détenus arbitrairement pour avoir manifesté contre le 4ème mandat d’Alassane OUATTARA. Résister, c’est rester debout, refuser de faire de la Côte d’Ivoire un “Sabaryland”, “le pays de la soumission”, des “hommes à genoux” pour échapper à la prison.
Résister, c’est rester fermes dans nos convictions, ne pas se laisser distraire par les campagnes démagogiques et les discours trompeurs, ni amadouer par l’argent sale de l’indignité. Résister, c’est assumer pleinement, courageusement et franchement notre statut actuel d’opposition politique, de contre-pouvoir.
Résister, c’est refuser le système dynastique que Alassane Ouattara a l’ambition de nous imposer, en positionnant son petit frère TENE Ibrahima comme potentiel successeur. Etre le petit frère du Chef de l’Etat n’est pas un mérite personnel, un diplôme, une compétence, et ne peut se substituer à la loi de la démocratie, de l’égalité des chances.
Rester fermes dans nos convictions, c’est rester fidèles à la vérité et préserver notre capacité à le dire, c’est enfin faire échec aux tentatives de division, à la corruption et aux débauchages orchestrés par le RHDP pour tenter de combler son déficit de légitimité et son rejet par le peuple.
La résistance est la voie de la liberté, l’expression de notre résilience, le témoignage de notre espérance et le ressort du sursaut national.
Le sursaut, c’est d’abord la prise de conscience qu’à l’origine de l’histoire, il y a le combat, la lutte : combat contre la nature pour l’aménager à notre convenance ; combat entre individus pour l’affirmation de leur destin ; combat entre les peuples et entre les Nations pour le positionnement géopolitique ; combat entre les idéologies, les projets politiques, les valeurs éthiques. La lutte est la mère de la liberté et le moteur du progrès.
Le sursaut, c’est sortir de la torpeur, se déployer sur le terrain à la rencontre du peuple, pour le rassurer, le remobiliser en vue des batailles futures, pour la libération des prisonniers politiques, pour la modernisation du cadre juridique et institutionnel des élections, pour l’indépendance des médias d’État et l’équilibre de l’information, pour la répression de la corruption et la bonne gouvernance des affaires publiques, pour le pouvoir d’achat des ménages, etc.
Le sursaut, c’est éviter de distraire le peuple avec de faux débats et de l’éloigner des graves problèmes que pose au pays la gouvernance d’Alassane OUATTARA et du RHDP :
- la stabilité politique et institutionnelle : six (6) mois après son “élection”, le Président OUATTARA n’a pas encore désigné son Vice-président, laissant subsister un vide juridique préoccupant en cas de vacance du pouvoir ;
- les dossiers des leaders politiques privés de droits civiques ou contraints à l’exil, notamment le Président du PDCI-RDA, Cheick Tidjane THIAM ;
- la vérité sur l’état de santé du Chef de l’État, qui fait l’objet de folles rumeurs ces dernières semaines ; une apparition au Salon du Livre ne suffit pas ;
- l’avancée djihadiste dans les États du Sahel, notamment au Mali, et la surprenante attitude de réserve voire de désintérêt observée par le gouvernement ivoirien, alors que la menace est à nos portes ;
- la réflexion prospective et la gestion anticipative des conséquences de la guerre au Moyen-Orient et en Ukraine, dont les impacts cumulés sur l’économie mondiale ;
- la faillite du système actuel de gestion de la filière café-cacao et la nécessité d’une nouvelle réforme pour garantir des revenus décents aux producteurs ;
- etc.