L’Egypte veut passer en 2026 de 10 à 15 millions de téléphones portables produits localement.

New Africa lundi, 4 mai, 2026 1 0 0 0
L’Egypte veut passer en 2026 de 10 à 15 millions de téléphones portables produits localement.
L’Egypte veut passer en 2026 de 10 à 15 millions de téléphones portables produits localement

L'Egypte veut réussir à produire 50% de téléphones portables en plus en 2026 et atteindre près de 15 millions d’appareils fabriqués localement, a indiqué lundi 4 mai le ministre des Communications et des Technologies de l'information Raafat Hindy.


« Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'expansion de la relocalisation de l'industrie électronique et du renforcement des capacités manufacturières locales », a-t-il expliqué.


« On est passé de 3 millions d'appareils en 2024 à 10 millions en 2025 », a-t-il également rappelé pour souligner la croissance fulgurante de la production locale de mobiles et alors que, selon lui, l'Egypte est en passe de devenir un hub régional pour la fabrication et l'exportation des téléphones portables.


« L'exportation depuis l'Egypte était devenue un objectif concret, porté par le succès de projets existants comme l'usine Samsung Electronics de Béni-Souef, qui produit déjà pour le marché local et l'exportation », a ajouté le ministre.


Depuis 2016, l’Egypte a intensifié ses efforts pour localiser la production sur son territoire, ce qui a conduit plusieurs marques majeures à renforcer leur fabrication locale.


En août 2024, Madbouly avait souligné le déficit du marché égyptien : le pays avait besoin de plus de 20 millions d’appareils par an, alors que la production annuelle n’atteignait même pas la moitié de ses besoins.


Le plan de localisation de l’industrie des téléphones mobiles a attiré 15 marques internationales, ce qui devrait permettre une production annuelle d’environ 20 millions d’unités.


Depuis 2025, l'Egypte a également imposé des mesures restrictives pour lutter contre la contrebande et « soutenir l'industrie nationale face aux importations ». Enfin, en janvier 2026, le gouvernement a imposé le paiement d’une taxe sur tout téléphone portable importé équipé d’une puce locale, sous peine de blocage de l’appareil.

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