lundi, 4 mai, 2026
Les forces de défense aérienne ont abattu 507 drones ukrainiens.
La Grande-Bretagne n'aura pas de budget pour de nouvelles armes avant 2030.
USA : Le département d’État approuve des contrats d’armement d’une valeur de plusieurs milliards de dollars avec Israël, le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis.
Un responsable du Somaliland : « Nous sommes prêts à coopérer avec Israël pour faire face à la menace yéménite. » (Médias israéliens)
31 militants ont été blessés lors de l’agression israélienne qui a ciblé la Flottille mondiale de la résilience dans les eaux internationales de la mer Méditerranée
Alaudinov a qualifié les écoutes téléphoniques de ses réunions par les services de renseignement ukrainiens de « génération IA ».
Le nombre de morts au Liban depuis le début de la campagne israélienne a atteint 2 659.
Le département du Trésor américain a menacé de sanctions les compagnies maritimes qui paient l'Iran pour le passage par le détroit d'Ormuz.
Les combats avec les États-Unis « devraient » reprendre après le rejet par l’Iran de son offre d’ouverture du canal d’Ormuz, selon un responsable.
Les États-Unis et les Philippines ont déployé le système de missiles NMESIS à 160 km de Taïwan.
La bataille pour la démocratie va donc de pair avec celle de la souveraineté ».
Le Mouvement des Générations Capables (MGC) a tenu sa traditionnelle Fête Des Libertés le samedi 2 mai 2026, dans un complexe hôtelier de la commune de Cocody-Golf. Cette fois, pas de meeting, pas de défilés, pas de chants et danses. Place à la réflexion prospective, place au ressourcement des forces vives de la Nation à travers un panel dont le thème est : « 1990-2026, 36 ans de multipartisme en Côte d’Ivoire : quelles avancées démocratiques et quelles libertés réelles pour les citoyens ? »
De nombreux partis politiques et associations de la société civile ont répondu à l’appel à la réflexion du MGC. Don Mello, le COJEP, Objectif République, ICONE, le PSD, Aube Nouvelle, le GPP, le NDI (National Democratic Institute), le PPA-CI, représenté par la Vice-Vice-Présidente Angèle Boka, l’ambassade d’Egypte, la CEDEAO ainsi que de nombreux syndicats autonomes ont marqué le moment de leur présence. « Nous voici au terme d’une journée de réflexion que je qualifie d’historique par la qualité et la profondeur des questions débattues », n’a pu s’empêcher de déclarer Simone Ehivet Gbgbo, Présidente du MGC pour lever les travaux.
Il s’agissait, selon le MGC, « d’analyser de manière critique, pluridisciplinaire et prospective, les 36 années de multipartisme en Côte d’Ivoire, afin d’évaluer les avancées démocratiques et d’apprécier l’effectivité des libertés publiques ». Il est revenu au ministre Koffo Koffi Lazare de traiter le premier sous-thème :
« Genèse, mutations et trajectoires du multipartisme ivoirien de 1990 à 2026 ».
Rappelant que la Côte d’Ivoire avait déjà connu le multipartisme au temps colonial, il a expliqué, en historien averti, les péripéties qui ont marqué ce mouvement national jusqu’en 2026. Avec de larges détails sur la vie et les actions de chaque acteur.
Dr Paul Agoubli, enseignant chercheur, a traité le thème :
« Institutions démocratiques et gouvernance : entre consolidation et fragilités ».
Selon lui, le nombre pléthorique des institutions ne garantit pas la démocratie dans un pays. « Ni l’idée, ni l’inflation des institutions ne suffisent à nous donner la démocratie recherchée. Partout où la démocratie est en souffrance, l’Etat est fragile », a-t-il souligné, avançant qu’en 2010, le monde entier a expliqué aux Ivoiriens qu’une élection suffirait pour avoir la paix. On constate que l’élection ne suffit pas, il faut un Etat fort, des forces vives qui se posent des questions afin que l’Etat soit le régulateur du fonctionnement démocratique. Et c’est là que se situent les faiblesses.
Semien Eric-Aimé a traité son thème par vidéo-conférence. Il séjournait aux Etats-Unis lors de ce panel. Il n’a cependant pas déçu en traitant le thème :
« Libertés publiques et citoyenneté : réalités, perceptions et limites ».
En sa qualité de Président de l’Observatoire Ivoirien des Droits de l’Homme, il est revenu sur les choix étatiques qui diluent la séparation des pouvoirs. Toute chose qui, finalement, annule les libertés publiques à cause des amalgames causés par le double-emploi.
Le Pr Traoré Dominique a travaillé sur le thème :
« Prospective démocratique : quels horizons pour la Côte d’Ivoire à l’ère du pluralisme politique » ? Pour lui, aucune démocratie ne peut avancer sans des citoyens politiquement formés. « Ces dernières années, les militaires ont pris le pouvoir sur la base d’un échec politique. Faut-il dans nos pays, passer par l’épreuve du feu pour garantir la démocratie ? Je réponds NON ! », lance-t-il en demandant aux uns et aux autres de faire en sorte que le processus de démocratisation aboutisse. « Il faut reprendre notre bâton de pèlerin pour obtenir un cadre de dialogue permanent ».
Dans leurs interventions, Mme Angèle Boka s’est demandé où l’on va dans cette Côte d’Ivoire où règnent le népotisme et le non-respect des institutions par les tenants du pouvoir. Don Mello a expliqué que le multipartisme n’est pas la démocratie. « C’est juste le début d’un processus qui doit aboutir à la Démocratie. Un parti non démocratique ne peut conduire un pays vers la démocratie, et un parti ne peut être démocratique que s’il est composé de démocrates. Or, la démocratie est une culture…
Il ne peut exister de démocratie sans souveraineté. La bataille pour la démocratie va donc de pair avec celle de la souveraineté ». Son souhait est d’aller vers une gauche plurielle pour réaliser l’unité et le décloisonnement afin d’engager la bataille politique.
Un rapport général ainsi que des recommandations seront produits afin de contribuer au renforcement du débat démocratique et l’amélioration de la gouvernance en Côte d’Ivoire.
Plus de 500 militants et invités avaient envahi la salle de conférence de l’hôtel. Le PDCI-RDA et le RHDP, bien qu’invités, ont brillé par leur absence. Les sujets débattus étaient-ils trop pimentés pour eux ?
CNC/MGC