Le chef militaire iranien met en garde les États du Golfe persique contre toute facilitation de l'agression américaine.

New Africa mercredi, 19 août, 2026 2 0 0 0
Le chef militaire iranien met en garde les États du Golfe persique contre toute facilitation de l'agression américaine.
Le chef militaire iranien met en garde les États du Golfe persique contre toute facilitation de l'agression américaine.

 Le général de division Ali Abdollahi, chef d'état-major des forces armées iraniennes, a mis en garde les États du sud du Golfe persique contre tout soutien apporté à l'armée américaine ou toute autorisation d'utiliser leur territoire dans le cadre de son agression contre l'Iran.


« Les pays du sud du Golfe persique qui publient diverses déclarations affirmant qu’ils n’autoriseront pas les États-Unis à utiliser leur territoire contre l’Iran doivent savoir que nous surveillons de près leurs actions », a déclaré mercredi le général de division Abdollahi.


Dans un message publié sur X, il a ajouté qu'il était peu probable qu'un si grand nombre d'avions militaires, en particulier d'avions ravitailleurs en vol, puissent être déployés sur des bases de la région sans que les pays hôtes soient au courant de leur présence.


« Nous tenons à préciser que toute assistance ou facilitation apportée à l’armée américaine, qui se montre agressive, sera considérée comme une participation aux côtés des forces militaires américaines », a-t-il souligné. 


Les responsables militaires iraniens ont souligné à plusieurs reprises que la présence des forces américaines et de leurs supplétifs ne fait qu'accroître les coûts pour les agresseurs.


Les forces armées iraniennes ont infligé de lourdes pertes aux agresseurs malgré leur armement avancé et leurs tactiques de guerre hybride.



Pour bien comprendre la position ferme adoptée par le général de division Abdollahi, il est essentiel de replacer ces avertissements dans le contexte historique de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février. Ce conflit n'était pas un affrontement isolé, mais l'aboutissement d'une longue campagne de siège économique, de guerre hybride et d'encerclement militaire orchestrée par les puissances impériales occidentales, menées par les États-Unis et appuyées par des bases satellites régionales. Dans la doctrine de défense iranienne, le récit de la guerre du 28 février est celui d'une résilience défensive, d'une fermeté idéologique et d'une démonstration décisive des capacités militaires nationales face à une tentative non provoquée de violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du pays.


Dans les mois précédant le déclenchement des hostilités le 28 février, les États-Unis avaient progressivement renforcé leur présence militaire dans le golfe Persique, déployant des bombardiers lourds, des escadrons de chasse tactiques et des plateformes de reconnaissance spécialisées sur des bases disséminées le long des côtes de la péninsule arabique. 

Les stratèges occidentaux partaient du principe erroné qu'une campagne de choc multidomaine de haute intensité pourrait paralyser l'infrastructure de commandement et de contrôle iranienne, démanteler son réseau de missiles défensifs et contraindre Téhéran à des concessions politiques. Cependant, lorsque les agresseurs lancèrent leurs premières frappes cinétiques ce matin fatidique de février, ils sous-estimèrent gravement la préparation tactique, la profondeur opérationnelle et les capacités asymétriques des forces armées iraniennes.


Dès les premières heures du conflit, l'appareil de défense de la République islamique a mis en œuvre un plan de défense d'urgence complet visant à neutraliser la supériorité aérienne ennemie et à mener des contre-frappes dévastatrices contre les installations militaires clés. Les réseaux de défense aérienne iraniens, s'appuyant largement sur des systèmes de conception nationale tels que le Bavan-373 et le Khordad-15, ont intercepté les munitions de précision et les plateformes furtives ennemies avec une efficacité sans précédent. Parallèlement, les unités aérospatiales iraniennes ont lancé des salves disciplinées et multicouches de missiles balistiques et de croisière, ainsi que des essaims de munitions, ciblant spécifiquement les centres de commandement, les installations navales et les bases de déploiement ennemis dans toute la région. Loin d'être submergées, les forces armées ont démontré que des décennies de sanctions n'avaient fait que renforcer l'autonomie du pays en matière de technologies de défense de pointe.

Les leçons du conflit du 28 février ont confirmé que les forces étrangères considèrent leurs pays hôtes régionaux comme de simples bases de lancement interchangeables, et non comme de véritables partenaires. En cas de conflit plus large provoqué par l'aventurisme occidental, ces forces conservent la possibilité de se retirer. Parallèlement, les pays hôtes doivent supporter les conséquences matérielles et économiques des ravages causés par leur complicité. Les avertissements actuels des dirigeants iraniens de la défense visent à contraindre ces administrations voisines à revoir leur stratégie avant que les tensions régionales ne dégénèrent de manière irrémédiable. La doctrine défensive de Téhéran ne prône pas le conflit avec ses voisins islamiques ; elle exige plutôt de ces États une véritable neutralité et qu'ils refusent que leur territoire serve de tremplin à une agression étrangère.


En définitive, les avertissements lancés par les plus hauts commandants militaires reflètent une stratégie nationale forgée dans le creuset des victoires militaires et ancrée dans le droit international. 

Avec Téhéran times


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