Bubista, l’entraîneur qui a conduit un petit pays vers le plus grand tournoi du monde.

New Africa mardi, 16 juin, 2026 60 0 0 1
Bubista, l’entraîneur qui a conduit un petit pays vers le plus grand tournoi du monde.
À 56 ans, Pedro Leitão Brito, plus connu sous le surnom de « Bubista », est devenu l’un des visages du football africain.

À 56 ans, Pedro Leitão Brito, plus connu sous le surnom de « Bubista », est devenu l’un des visages du football africain. L’ancien international cap-verdien a mené le Cap-Vert à sa première qualification pour une Coupe du monde, un exploit historique pour cet archipel de moins de 600 000 habitants qui s’apprête à découvrir la plus grande scène du football mondial en 2026.


Pedro Leitão Brito n’est pas seulement un entraîneur. Pour de nombreux habitants du Cap-Vert, il incarne aujourd’hui un rêve devenu réalité.


Né le 30 janvier 1970 à São Vicente, Bubista a d’abord été joueur. Milieu de terrain combatif, il a porté les couleurs de la sélection cap-verdienne à une époque où le football du pays était encore peu connu sur la scène internationale. Après sa carrière de joueur, il s’est tourné vers l’entraînement avec l’ambition de faire progresser le football national.


Cette ambition a pris une nouvelle dimension lorsqu’il a été nommé sélectionneur des « Requins Bleus », le surnom de l’équipe nationale. Sous sa direction, le Cap-Vert a franchi plusieurs étapes importantes. Lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 disputée en Côte d’Ivoire, son équipe a atteint les quarts de finale, égalant l’une des meilleures performances de son histoire.


Mais l’exploit le plus marquant est arrivé lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Le Cap-Vert a terminé en tête de son groupe devant le Cameroun, huit fois qualifié pour la phase finale du Mondial. Selon les données des éliminatoires de la FIFA, les Cap-Verdiens ont terminé leur campagne avec 23 points en 10 matches, grâce à 7 victoires, 2 nuls et une seule défaite. Ils ont inscrit 16 buts et n’en ont encaissé que 8.


Cette qualification a une portée particulière. Le Cap-Vert compte un peu plus d’un demi-million d’habitants. Selon les données relayées par la CAF et la FIFA, il s’agit de l’un des plus petits pays de l’histoire à se qualifier pour une Coupe du monde.


L’actualité de Bubista est aujourd’hui mondiale. Pour la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, son équipe s’apprête à affronter des géants du football. Le Cap-Vert évoluera dans le groupe H avec l’Espagne, championne du monde 2010, l’Uruguay, double champion du monde, et l’Arabie saoudite.


Malgré la difficulté de la tâche, Bubista refuse de se laisser impressionner. Dans une interview accordée à la FIFA, il a expliqué vouloir aborder la compétition « sans peur ».


Lors du stage de préparation au Portugal, il a également déclaré : « Nous avons l’obligation de faire tout ce qui est en notre pouvoir » pour représenter le football africain et son pays. Il a ajouté que cette qualification était aussi « une façon de montrer notre pays au monde entier ».


Ce qui rend son parcours encore plus remarquable est la manière dont il a construit son équipe. Le groupe rassemble des joueurs nés ou formés dans plusieurs pays, notamment au Portugal, en France, aux Pays-Bas ou en Irlande, mais tous ont choisi de défendre les couleurs du Cap-Vert. Cette diaspora est devenue une force majeure du football cap-verdien.


Entraîneur de l’année en 2025


En 2025, Bubista a même été désigné entraîneur africain de l’année, une reconnaissance de son travail à la tête d’une sélection qui ne cesse de dépasser les attentes. )


À travers son histoire, Bubista rappelle qu’en sport, la taille d’un pays ne détermine pas toujours la grandeur de ses exploits. En conduisant le Cap-Vert vers sa première Coupe du monde, il a offert à tout un peuple un moment historique et montré qu’avec du travail, de l’organisation et de la confiance, même les plus petites nations peuvent rêver en grand.


Avec  Africa News Agency 

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