Des ONG environnementales boycottent le G7 pour dénoncer « une atteinte à la liberté d’expression de la société civile »



Préparations des salles qui accueilleront le sommet du G7, du 24 au 26 août à Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques. Markus Schreiber / AP

Le Réseau action climat fédère des associations aussi importantes que Alternatiba, France nature environnement, Greenpeace, la Ligue pour la protection des oiseaux, Oxfam France, le Secours catholique, ou encore WWF

D’ordinaire, les organisations non gouvernementales (ONG) disposent d’une centaine d’accréditations pour participer au sommet du G7. Mais cette année, alors que la réunion des plus grandes puissances mondiales – Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni – doit s’ouvrir ce week-end à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), les ONG n’ont reçu que vingt-cinq précieux sésames. En réaction, le Réseau action climat (RAC) a annoncé, jeudi 22 août, que les trente-deux associations qu’il fédère boycotteront le sommet, dénonçant la décision de l’Elysée de « les garder à l’écart du sommet ».Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Le contre-sommet du G7 fédère autour de la lutte contre le système capitaliste

« Un précédent dangereux »

« Non seulement, l’Elysée a maintenu à un niveau historiquement bas les accréditations pour la société civile mais les ONG n’auront accès ni au sommet, ni au centre de presse alors que c’est la pratique depuis plus de dix ans », a expliqué Lucile Dufour, responsable du RAC lors d’une conférence de presse à Paris.

« Cette décision crée un précédent dangereux que nous refusons d’accepter. (…) Elleest une atteinte à la liberté d’expression de la société civile que nous refusons pour ce sommet et pour les suivants. »

Le réseau fédère des associations aussi importantes que Alternatiba, France nature environnement, Greenpeace, la Ligue pour la protection des oiseaux, Oxfam France, le Secours catholique, ou encore le World Wildlife Fund (WWF)… A divers niveaux, toutes sont impliquées dans la préparation du sommet depuis un an.Lire aussi  Pourquoi le G7 ne réunit plus les sept pays les plus riches du monde

Le G7, qui se tiendra du 24 au 26 août, affiche comme ambition de « lutter contre les inégalités ». Dès vendredi, Emmanuel Macron recevra des représentants de la société civile, notamment d’ONG et d’entreprises, pour « recueillir leurs recommandations » à la veille de l’ouverture du sommet – malgré ce boycott de dernière minute.

Un contre-sommet a par ailleurs débuté mercredi à Irun (Espagne) et Hendaye (France) pour dénoncer un G7 que des ONG jugent « bunkerisé ». Les autorités françaises ont mobilisé plus de 13 000 membres des forces de l’ordre, appuyés par l’armée, et Madrid près de 3 000 policiers et gardes civils, pour assurer la sécurité du sommet, et de ses environs.

Lemonde

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