Soudan: l’armée aurait destitué le Président, les médias évoquent un coup d’État

Selon le journal Al Hadath, l’armée soudanaise a annoncé ce jeudi la destitution du Président et du cabinet des ministres sur fond de manifestations contre le chef de l’État, au pouvoir depuis trois décennies.

Lors d’une réunion d’urgence ce jeudi, l’armée soudanaise a décidé de destituer le Président Omar el-Béchir et le cabinet des ministres, annonce le journal Al-Hadath.

Arrestations des ministres et des proches du Président

Plus tôt, la télévision d’État soudanaise avait informé que l’armée entendait diffuser «une importante déclaration».

Situation dans la capitale soudanaise

Selon Reuters, des personnes scandent dans les rues de Khartoum: «Il est tombé, nous avons gagné!».

Selon Al Hadath, certains ministres et proches du chef de l’État, dont l’ancien ministre de la Défense Abdel Raheem Muhammad Hussein et le président du parti du Congrès national Ahmad Harun, ont été arrêtés.

Au total, environ 100 responsables auraient été arrêtés.

Création d’un conseil de transition

Une source militaire a déclaré à Sputnik que l’armée nationale annoncerait bientôt la création d’un conseil dirigé par les militaires.

L’agence informe également que des véhicules militaires soudanais étaient déployés jeudi matin sur les ponts enjambant le Nil et dans les grandes artères de la capitale.

Selon les médias, l’aéroport de Khartoum a été fermé.

Manifestations au Soudan

Depuis plusieurs mois, le pays est secoué par les manifestations. Déclenchées le 19 décembre par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, elles se sont rapidement transformées en un mouvement de contestation contre M. Béchir, à la tête du pays depuis 1989.

Dès le samedi 6 avril, des milliers de Soudanais ont commencé à se réunir devant le quartier général de l’armée afin de défier le pouvoir d’Omar el-Béchir. Les manifestants ont fait face à plusieurs reprises à des assauts du service de renseignement NISS, qui a tenté en vain de les disperser à l’aide de gaz lacrymogènes, selon les organisateurs des manifestations cités par l’AFP.

L’agence de presse Suna a rapporté que 11 personnes, dont six membres des forces de l’ordre, sont décédées le 9 avril dans des incidents similaires.

Détails à suivre

Source : Sputnik

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *