Les quatre grands championnats européens s'en prennent à Infantino : le président de la FIFA promeut des « idées exploiteuses ».

New Africa mardi, 29 septembre, 2026 29
Les quatre grands championnats européens s'en prennent à Infantino : le président de la FIFA promeut des « idées exploiteuses ».
Les quatre grands championnats européens s'en prennent à Infantino : le président de la FIFA promeut des « idées exploiteuses ».



La Premier League anglaise, la Liga, la Serie A et la Bundesliga ont accru la pression sur Gianni Infantino pour exiger des réformes majeures de la structure de gouvernance de la FIFA, les quatre plus grands championnats européens l'accusant de promouvoir des « idées d'exploitation » plutôt que de protéger les fondements du football mondial, rapporte The Guardian.


Ils ont également plaidé pour un renforcement des mécanismes de contrôle et de surveillance, citant l'affaire Folarin Balogan, afin de garantir que « les cas disciplinaires individuels soient clairement et manifestement à l'abri de toute ingérence politique ».


Les tensions entre les grands championnats européens et la FIFA sont anciennes, notamment en raison du calendrier footballistique de plus en plus chargé. L'introduction et l'expansion de nouvelles compétitions comme la Coupe du monde des clubs ont également exacerbé ces divergences.


L'European Leagues Group a déposé une plainte auprès de la Commission européenne il y a deux ans, accusant la FIFA de pratiques abusives. Cette plainte a depuis été étendue au football féminin.


« Ces dernières années, les institutions historiques du football ont été confrontées à un problème fondamental de gouvernance, le président de la FIFA promouvant activement des pratiques abusives au lieu de les combattre », ont déclaré les quatre ligues dans un communiqué. « Bien que les acteurs du football aient finalement contraint la FIFA à abandonner l’initiative FIFA Forward Enterprise, les conditions qui ont permis son émergence persistent. »


Un autre extrait de la déclaration conjointe des quatre ligues indique : « Le président de la FIFA a désormais reconnu la nécessité d’une réforme, mais après l’affaire FFE, il ne suffit pas d’envisager des changements superficiels et purement procéduraux. Des réformes fondamentales de la structure de gouvernance sont indispensables pour redéfinir clairement les limites et les pouvoirs légaux de la FIFA, notamment en garantissant que les affaires disciplinaires individuelles soient clairement et manifestement à l’abri de toute ingérence politique. »


Le communiqué se poursuivait ainsi : « L’avenir de la FIFA est important pour tous ceux qui se soucient du football, car le football ne peut pas se développer au niveau mondial si les fondements de ce sport sont affaiblis. »


Outre leurs critiques à l'encontre d'Infantino, les quatre principales ligues européennes ont appelé le futur président de la FIFA à accepter trois réformes fondamentales : premièrement, la création d'un organe décisionnel permanent au sein de la FIFA, composé de représentants des fédérations nationales, des ligues, des clubs et des joueurs ; deuxièmement, l'engagement de publier les raisons et les arguments qui sous-tendent les décisions importantes avant leur prise ; et troisièmement, la séparation des fonctions réglementaires de la FIFA et de ses activités commerciales.


Le communiqué indique : « La structure de gouvernance de la FIFA, qui concentre les pouvoirs réglementaires, commerciaux et politiques dans un seul bureau sans contrôle ni supervision, tout en reléguant les parties prenantes concernées par ces décisions à un rôle purement consultatif, ne répond plus aux besoins actuels. »


Les ligues ont également appelé les candidats à la présidence de la FIFA à accepter ces principes et le prochain président de la FIFA à convoquer une réunion pour réformer la structure de gouvernance dans les 100 premiers jours de son mandat, présidée par une personne indépendante représentant les fédérations membres et d'autres secteurs de la communauté du football, qui est tenue de publier son rapport dans un délai de six mois.


Le communiqué poursuit : « Tous les candidats à la présidence de la FIFA doivent publier leur programme de réforme, en discuter le contenu et respecter des règles électorales équitables. Les ressources financières, juridiques, de communication et de marketing de la FIFA, ainsi que les budgets de développement du football, doivent rester totalement neutres et ne jamais procurer d’avantage électoral à aucun candidat. »


La date limite pour que les candidats à l'élection présidentielle de la FIFA déclarent officiellement leur candidature est le 18 novembre, et l'élection aura lieu en mars.


Infantino est le seul à avoir annoncé sa candidature jusqu'à présent. Le Guardian avait précédemment rapporté que l'inquiétude grandissait dans le football européen quant à la possibilité de sa réélection sans opposition à la présidence de la FIFA.


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