jeudi, 3 septembre, 2026
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Les autorités nigériennes 🇳🇪 mettent en cause plusieurs acteurs étrangers dans la tentative de coup d’État
Niger🇳🇪: Coup d'État manqué, lisez les révélations du capitaine #Gabriel
"Je suis le capitaine Roger-Gabriel, né le 25 décembre 1994 à fils de Charles Gabriel.
Je suis un service au premier bataillon parachutiste en tant que commandant de compagnie. Titulaire d'un master en relations internationales. Marié à une femme et père deux filles.
Sur mon implication dans les événements survenu la nuit du vingt-huit au vingt-neuf août deux-mille-vingt-six à la base 101 je n'ai pas participé à l'action qui s'est passée donc j'étais à mon domicile lorsque j'ai été réveillé par les tirs venant de la base 101.
Après mon réveil j'ai appelé mon commandant de bataillon à qui j'ai dit qu'il y avait un événement qui se déroulait à la base 101.
Une fois le compte-rendu fait, j'ai reçu l'ordre de faire percevoir les armes à nos éléments afin de sécuriser le camp et attendre les ordres de la hiérarchie parce que en ce moment, tout le monde s'attendait à une attaque terroriste.
Après la perception de l'armement, nous avons sécurisé le camp Bagazi et ensuite reçu l'ordre du d'aller sécuriser le deuxième pont.
De retour du deuxième pont, les éléments qui nous accompagnaient nous ont informés du passage de la garde présidentielle en direction de la base aérienne.
Afin de m'acquérir de la situation, j'ai appelé le capitaine Mustafa de la garde présidentielle qui m'a dit qu'il était alors en mission.
Après m'avoir dit que le capitaine était à Niamey, il m'a envoyé son numéro et je l'ai ensuite appelé. Le capitaine Makibi m'a expliqué la situation et nous a donné conduite à tenir. Donc nous lui avons dit que nous avons déjà pris le deuxième pont et sécuriser notre camp.
Le capitaine Makibi était si j'ai bien entendu en ce moment avec le général Hibro qui lui a demandé s'il s'agissait du bataillon parachutiste et qui lui a dit de nous donner l'ordre de bien tenir le deuxième pont en attendant l'arrivée des éléments de la garde nationale. Ce qui fut fait.
Un peu plus tard dans la nuit j'ai été appelé par plusieurs officiers du BSR COS qui était en ce moment en train de prendre la base aérienne. Donc il s'agit notamment du capitaine Kader, le capitaine Abdoul Fatah et le commandant Mahati qui nous ont demandé de les renforcer.
Initialement et on pensait que c'était une attaque terroriste. Nous avons fait le compte-rendu à notre commandant de bataillon comme quoi l'unité engagée sous le feu là-bas avait besoin d'un appui. Donc le commandant de bataillon nous a confirmé qu'il s'agissait bien d'un affrontement entre le BSR et la garde présidentielle. Donc à partir de ce moment, nous avons repoussé intelligemment toutes les propositions faites par le BSR de les renforcer.
Ensuite, en début de matinée, j'ai reçu un appel d'un camarade tchadien, le colonel Hassanadoum qui m'a demandé si c'était une attaque terroriste qui se produisait à Niamey.
Je lui ai répondu que tel n'était pas le cas. Il s'agissait d'un affrontement entre une de nos unités et la garde présidentielle à la base 101.
Il m'a ensuite rappelé une deuxième fois.
Pour m'expliquer qu'une intervention serait en cours à partir de leur pays pilotés par leurs autorités et les forces spéciales françaises pour venir en soutien à ceux qui ont pris la base 101.
J'ai ensuite reçu un appel des membres de la famille de l'ancien président Bazoum dont Zazia et Salim qui m'ont demandé la situation en me disant que certains partenaires étaient prêts à intervenir au profit de ceux-là qui étaient là-bas.
Il parlait notamment du président béninois qui était en déplacement vers la Côte d'Ivoire et qui est revenu au Bénin pour mettre en place une cellule de crise et être éventuellement appuyé par la Côte d'Ivoire et les forces spéciales françaises présentes en Côte d'Ivoire.
Il disait également avoir tous les feux verts et accords au niveau de la CEDEAO pour intervenir. J'ai entre autres été contacté par plusieurs numéros.
De la France, de Dubaï et de la Belgique auquel je n'ai pas répondu ayant pris conscience de la situation.
Ensuite j'ai reçu des messages sur WhatsApp de monsieur me demandant la situation.
Assurant que le partenaire français était prêt à intervenir pour appuyer l'unité qui est engagée à la base cent-une. Il y a également le colonel Seidina qui m'a écrit un message pour me demander s'il y avait encore des gens qui tenaient et qui avaient besoin d'un appui.
En dernier, j'ai reçu un message du chef d'état-major de l'armée de l'air du Tchad. Qui assurait qu'ils allaient faire une intervention.
C'est la totalité des appels que j'ai reçu et les faits que je viens de décider ont fait de ma part l'objet d'un compte rendu à ma hiérarchie.
NB: Il peux y avoir des erreurs dans l'orthographe des noms