dimanche, 28 juin, 2026
L'Italie condamne fermement les nouvelles attaques perpétrées par la République islamique contre Bahreïn et le Koweït.
Waltz : Trump donne une chance à la diplomatie, mais sa patience a des limites.
Porte-parole de la Commission de sécurité nationale du Parlement : Le détroit d’Ormuz ne retrouvera pas son état antérieur.
Le chef d'état-major de l'armée israélienne : L'accord signé avec le Liban est « historique et important ».
Velayati : Le Hezbollah est le véritable gardien de l'existence et de l'indépendance du Liban.
Un représentant du Hezbollah au Parlement libanais déclare que le cessez-le-feu avec Israël est « humiliant » et ne sera jamais appliqué.
L’Arabie saoudite condamne les attaques de la République islamique contre le Koweït et Bahreïn.
Le gouvernement israélien accepte de reconnaître le génocide arménien.
Israël conditionne le maintien de ses forces au sud du Liban au désarmement du Hezbollah.
Les médias libanais ont rapporté des frappes aériennes israéliennes dans le sud du pays.
Guerre et négociations : 24 heures de tension dans le détroit d’Ormuz et la région
L'événement le plus marquant de ces dernières 24 heures dans la région a été la rupture de facto du fragile cessez-le-feu entre la République islamique et les États-Unis dans le détroit d'Ormuz. Les États-Unis ont annoncé avoir mené, pour la deuxième nuit consécutive, plusieurs vagues de frappes aériennes contre des cibles militaires iraniennes, notamment des systèmes de défense, des centres de communication, des installations de drones et des positions militaires autour du détroit d'Ormuz, en représailles à l'attaque de drone menée par la République islamique contre un pétrolier. Le CENTCOM a annoncé que dix cibles militaires avaient été touchées, tandis que Donald Trump a averti que si Téhéran persistait dans ses actions, Washington pourrait « achever militairement ce qu'il a commencé », une menace qu'il a accompagnée de la phrase selon laquelle, dans ce cas, « la République islamique n'existerait plus ».
En réponse, les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir ciblé la base Ali al-Salem au Koweït et la Cinquième flotte américaine à Bahreïn à l'aide de missiles et de drones. Le Koweït a également déclaré avoir activé ses systèmes de défense pour contrer ces attaques, et les sirènes d'alerte ont retenti à plusieurs reprises à Bahreïn. Cependant, un responsable américain a indiqué à Reuters qu'aucun blessé ni dégât majeur n'avait été signalé sur les installations américaines dans la région.
Avec l'escalade des tensions militaires, le différend concernant l'avenir du détroit d'Ormuz a pris une importance accrue. Les Gardiens de la révolution, se référant à l'« Accord d'Islamabad », ont affirmé leur droit de contrôler la navigation et menacé de sanctionner les navires « contrevenants ». À l'inverse, les autorités omanaises ont réaffirmé leur opposition à tout péage ou restriction de la navigation internationale. Ce différend survient alors qu'une attaque contre un pétrolier et les représailles américaines ont exacerbé les inquiétudes quant à la sécurité de l'une des voies de transport énergétique les plus importantes au monde.
Sur la scène politique régionale, le nouvel accord israélo-libanais est resté au centre des préoccupations. Benjamin Netanyahu a qualifié l'accord de « réalisation historique » et a déclaré qu'Israël maintiendrait sa présence dans la zone de sécurité du Sud-Liban jusqu'au désarmement du Hezbollah. Il a également affirmé que la République islamique et le Hezbollah étaient plus faibles qu'auparavant et que cet accord pourrait préfigurer d'autres accords politiques dans la région. À l'inverse, les autorités de la République islamique ont vivement critiqué l'accord, et dans le même temps, Abbas Araqchi, ministre des Affaires étrangères de la République islamique, s'est rendu en Irak pour s'informer de la situation régionale.
En Iran, les signes de tensions économiques et sociales persistaient, tandis que les tensions extérieures s'intensifiaient. La remontée du taux de change après l'accord Téhéran-Washington a enrayé sa chute, alimentant les inquiétudes quant à l'avenir des négociations. Parallèlement, les employés de la compagnie ferroviaire Traverse ont adressé une lettre exigeant une prise en compte immédiate de leurs revendications et la suppression des entreprises sous-traitantes. Des informations ont également circulé concernant une hausse imminente du prix du lait en poudre. Sur le plan des droits humains, Sara Siahpour, militante syndicale enseignante, a été condamnée par contumace pour la deuxième fois. Les autorités judiciaires du Mazandaran ont par ailleurs insisté sur la nécessité d'intensifier la lutte contre ce qu'elles ont qualifié de « dévoilement et nudité ».