Le Chef du Hezbollah Cheikh Naïm Qassem : " Il n’y aura pas de ligne jaune ni de zone tampon."

New Africa lundi, 4 mai, 2026 3 0 0 0
Le Chef du Hezbollah Cheikh Naïm Qassem  : " Il n’y aura pas de ligne jaune ni de zone tampon."
Le Secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naïm Qassem, a affirmé : « Nous affrontons une phase dangereuse de l’histoire de notre région.

Le Secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naïm Qassem, a affirmé : « Nous affrontons une phase dangereuse de l’histoire de notre région, ainsi que pour l’avenir de notre pays et de nos générations, au cours de laquelle l’ennemi sioniste criminel s’acharne contre nous, sous le soutien et la direction du tyran américain injuste, appuyé par les puissances de l’oppression, du colonialisme et les vaincus qui courent après les débris de ce monde maculés par le sang du génocide et le meurtre de l’enfance et de la vie. »


Dans un communiqué publié, ce lundi 4 mai, Cheikh Qassem a déclaré : « Que la Résistance, son peuple et ses partisans se dressent, malgré la faiblesse du nombre et de l’équipement, face à la tyrannie des monstres humains, offrant des martyrs dans leur forme la plus noble et la plus grande, empêchant l’ennemi d’atteindre ses objectifs, et qu’elle tienne bon et perdure… car c’est cette fermeté qui mène à façonner l’avenir de notre pays, de nos générations et de notre région avec nos alliés, comme un avenir digne, empreint de dignité et d’indépendance. »


Il a souligné que « l’agression vise à spolier le droit et à occuper la terre et l’avenir par la force, tandis que la Résistance vise à libérer la terre et à rendre justice au droit. Avec la Résistance, l’ennemi est incapable d’atteindre ses objectifs, peu importent sa tyrannie et son arrogance ».


Cheikh Naïm Qassem a également certifié qu’il « n’y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continue », ajoutant : « Les mots manquent pour condamner le ciblage des civils, des villages et des localités, la destruction et le meurtre d’enfants, de femmes, d’hommes et de vieillards. Nous patientons et nous résistons, et Dieu le Très-Haut est avec nous. »


Il a insisté sur le fait que « le Liban est la partie agressée et celle qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté. Quant à l’allégation de l’ennemi israélien prétendant vouloir la sécurité de ses colonies au nord de la Palestine occupée, il l’a obtenue par l’application stricte par le Liban de l’accord du 27/11/2024 pendant quinze mois. Cependant, l’ennemi israélien n’a pas respecté une seule étape de l’accord, l’a violé plus de dix mille fois, a tué cinq cents civils, en a blessé des centaines, a détruit des milliers de maisons et de vies, et a déplacé les gens de leurs villages… Tout cela parce qu’il n’a franchi aucun pas sur la voie du ‘Grand Israël’, et il n’y parviendra pas, même si les monstres de la terre parmi les criminels de l’humanité se ralliaient à lui ».

Il a rappelé que l’armée libanaise s’est déployée au sud du fleuve Litani en application de l’accord. À ceux qui demandent d’où viennent les résistants et les armes, il a répondu que la Résistance a choisi des méthodes en phase avec la période et a tiré les leçons de l’expérience, soulignant que tout le monde a pu constater la maîtrise de la Résistance dans ses performances et ses surprises sur le terrain.


Il a précisé qu’il « n’est pas nécessaire de se figer géographiquement : les résistants viennent de nombreux endroits du Liban, assurent leur armement adéquat et opèrent selon une tactique de harcèlement pour infliger le maximum de pertes aux soldats et officiers ennemis, et pour l’empêcher de se stabiliser sur la terre qu’il a occupée. »


Le numéro un du Hezbollah a martelé qu’il « n’existe pas de ligne jaune ni de zone tampon, et il n’y en aura jamais. »


Cheikh Qassem a affirmé : « Forts de notre foi et de notre choix exclusif de récupérer notre terre, de la libérer et de ne pas nous rendre, nous réussirons inévitablement à l’affronter, surtout en tirant profit de deux forces : la force de la Résistance et la force de l’unité interne. »


Et de renchérir: « La Résistance et son peuple livrent une performance légendaire qui a stupéfié l’ennemi comme l’ami ; ne la poignardez pas dans le dos. Nous ne vous appelons pas à adopter ses convictions, mais nous vous appelons à ne pas servir le camp des ennemis en cette phase délicate. »


Il a insisté sur le fait qu’il est du devoir de l’autorité de veiller à l’unité nationale, de réaliser la souveraineté, d’ordonner à l’armée de défendre le pays, d’assurer la protection de tous les citoyens et de traiter les problèmes économiques et sociaux.


Cheikh Qassem a appelé le gouvernement à exposer aux citoyens ses réalisations, « ce qu’il a appliqué de l’accord de Taëf sans sélectivité ni interprétation erronée, son engagement envers la Constitution et la coexistence… Malgré sa faiblesse et son incapacité, il doit établir des plans et des programmes basés sur la construction de l’État et de sa souveraineté. Nous sommes présents, comme nous l’avons toujours été, pour être le soutien et l’aide dans le cadre de l’unité et de l’indépendance. »


Cheikh Qassem s’est en outre interrogé : « Existe-t-il un pays au monde dont l’autorité s’accorde avec l’ennemi pour affronter la résistance du pays contre l’occupation ? Cela n’existe pas… Venez, affrontons les objectifs de l’ennemi et libérons la terre par notre unité interne, afin de réussir ensemble à expulser l’ennemi et permettre à l’autorité d’accomplir ses devoirs. »


Il a expliqué que quatre facteurs aident à traverser cette étape : « la poursuite de la Résistance, l’entente interne, le profit tiré de l’accord irano-américain, et le profit tiré de tout mouvement international ou régional qui exerce une pression sur l’ennemi. »


Il a déclaré : « Que le monde garde à l’esprit que la solution ne sera jamais la reddition », martelant que « la solution avec l’ennemi ne réside pas dans l’ingénierie politique et militaire du Liban pour en faire un pays faible et sous tutelle, ni dans une diplomatie entravée par la poursuite de l’agression et le non-respect des accords. »


Cheikh Naïm Qassem a annoncé : « Nous sommes pour la diplomatie qui mène à l’arrêt de l’agression et à l’application de l’accord », précisant : « avec la diplomatie de négociation indirecte qui a donné des résultats dans l’accord maritime et l’accord de cessez-le-feu, tout en préservant les capacités du Liban. » Il a souligné que « la négociation directe est une concession gratuite sans fruit, un service rendu à Netanyahou qui veut projeter une image de victoire, ainsi qu’à Trump avant les élections de mi-mandat. »


S’adressant aux jeunes de la Résistance, il a dit : « Ô jeunes de la Résistance, c’est vous qui façonnez l’avenir digne, vous offrez ce qu’il y a de plus noble et de plus honorable ; votre sang s’est mêlé à la terre du Liban, la rendant imprenable face aux envahisseurs. Votre étendard est celui qui subsistera. Le sang des martyrs de la Résistance, avec à leur tête le maître des martyrs de la nation, Sayyed Hassan Nasrallah (r.a.), Sayyed Hashem (r.a.) et tous les martyrs, est la lumière de notre chemin. »


Il a ajouté : « Un salut d’amour et de cohésion à notre peuple qui se sacrifie, aux déplacés et aux partisans, vous qui êtes devenus la fierté du patriotisme. Toute notre gratitude à ceux qui ont hébergé, soutenu et aidé… je n’exclus personne parmi les gens de mérite. »


Enfin, il a salué ceux qui ont fondé la « Rencontre Nationale » : « Vous avez donné l’image rayonnante du Liban en rassemblant les forces, les partis et les personnalités de toutes les régions et communautés pour exprimer le Liban résistant, prometteur, rassembleur et libéré. »

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