La seule raffinerie de pétrole de Géorgie cessera de traiter du pétrole brut russe d'ici septembre.

New Africa jeudi, 2 juillet, 2026 3 0 0 0
La seule raffinerie de pétrole de Géorgie cessera de traiter du pétrole brut russe d'ici septembre.
La seule raffinerie de pétrole de Géorgie cessera de traiter du pétrole brut russe d'ici septembre.

La seule raffinerie de pétrole de Géorgie cessera de traiter le pétrole brut russe d'ici la fin de l'été afin d'éviter les sanctions européennes.


Black Sea Petroleum, propriétaire de la raffinerie de Kulevi, a annoncé ce projet dans un communiqué publié le 1er juillet, rapporte le Moscow Times .


« À compter d'août-septembre de cette année, la société commencera à raffiner du pétrole brut d'origine entièrement non russe », précise le communiqué.


La raffinerie de Kulevi, qui a ouvert ses portes en octobre 2025, a traité plus de 650 000 tonnes de pétrole brut au cours du premier semestre 2026.


L'entreprise a confirmé qu'elle remplacerait le pétrole russe par des approvisionnements en provenance du Turkménistan et du Kazakhstan.


En février, l'Union européenne a menacé d'ajouter la raffinerie à son 20e train de sanctions en raison de la guerre menée par la Russie en Ukraine. Bruxelles a par la suite déclaré avoir reçu l'assurance que les navires de la flotte parallèle, visés par les sanctions, seraient interdits d'accès à un port azerbaïdjanais situé à proximité de l'installation de Kulevi.


Le directeur général, David Potskhveria, a présenté pour la première fois le plan de diversification en mars.


Black Sea Petroleum a expliqué que l'abandon du pétrole brut russe « ouvrirait la voie à des marchés à forte marge » pour ses produits, notamment l'UE.


L'entreprise a ajouté qu'elle renforçait son partenariat avec le conglomérat américain Honeywell pour les équipements de haute technologie et les systèmes de contrôle automatisés. Elle prévoit de commencer la production de bitume routier début 2027 et de traiter du carburant d'aviation plus tard dans l'année.


Ce revirement de situation intervient alors que la Russie est confrontée à une crise des carburants qui s'aggrave. Des mois de frappes de drones ukrainiens contre des raffineries ont provoqué des pénuries si graves que Moscou est contraint d'importer de l'essence par voie maritime et d'interdire ses exportations jusqu'à la fin juillet.


Ce changement de cap de la raffinerie intervient alors que l'Union européenne renforce ses restrictions énergétiques à l'encontre de Moscou. Dans un ensemble de sanctions dévoilé en juin, Bruxelles a proposé, pour la première fois, de cibler les ports, aéroports et raffineries qui commercialisent ou transforment du pétrole russe, et d'ajouter 30 navires de la flotte parallèle aux centaines déjà soumises à des restrictions.

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