vendredi, 24 juillet, 2026
Selon Axios, citant deux sources régionales proches du dossier, les dirigeants du gouvernement iranien ont rejeté la dernière offre des médiateurs.
Trump a déclaré qu'il surveillait le site de stockage et de transfert de matières nucléaires de la République islamique (le mont Kalanggazelle) et qu'il ciblerait probablement bientôt cette zone.
Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a annoncé que le pays n'était actuellement pas intéressé à entrer dans un conflit entre Téhéran et Washington.
Le Qatar condamne fermement les attaques répétées de la République islamique contre la Jordanie, Bahreïn et le Koweït.
Président de la Chambre des représentants américaine : Nous devons mettre fin à la guerre et empêcher Téhéran d’acquérir des armes nucléaires.
Secrétaire américain à la Guerre : Chaque nuit, nous affaiblissons davantage la capacité opérationnelle de la République islamique.
Le Pakistan appelle à la retenue de toutes les parties dans la guerre contre l'Iran.
Attaque de pétroliers dans le détroit d'Ormuz ; le Koweït convoque l'ambassadeur de la République islamique.
Le prix du pétrole brut Brent a augmenté de 1,8 % pour atteindre 90,85 dollars le baril.
Le CGRI affirme avoir détruit un radar à longue portée et plusieurs avions ravitailleurs stratégiques américains.
Avertissement à Trump : une intervention terrestre en Iran signifierait s'enliser dans un bourbier pire que celui du Vietnam.
Dans une analyse consacrée à la poursuite de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, le Los Angeles Times estime que Donald Trump, qui s'est longtemps présenté comme un farouche opposant aux « guerres sans fin », se retrouve aujourd'hui au seuil d'un conflit d'usure. Plus de quatre mois et demi après son déclenchement, cette guerre se poursuit sans qu'aucune perspective claire de règlement n'apparaisse à l'horizon.
Ce journal rappelle que Donald Trump avait, à plusieurs reprises par le passé, qualifié les guerres en Afghanistan et en Irak, ainsi que le soutien américain à l’Ukraine, d’« erreurs » et de « pertes de temps ». Pourtant, au début de l’opération conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, son administration avait assuré que le conflit prendrait fin en quelques semaines. Or, plus de quatre mois plus tard, non seulement les cessez-le-feu successifs ont tous échoué, mais les frappes réciproques se poursuivent, tandis que Washington n’a toujours pas clairement défini ce qu’il entend par une « issue acceptable au conflit ».
Selon ce rapport, le cessez-le-feu s'est de nouveau effondré ces derniers jours, entraînant la reprise des frappes réciproques. Lors d'une attaque de missiles iraniens contre la base aérienne de Muwaffaq Al-Salti, en Jordanie, deux militaires américains ont été tués, tandis qu'un troisième a perdu la vie en Irak. Selon le Pentagone, depuis le début de la guerre, 17 militaires américains ont été tués et plus de 430 autres ont été blessés.
Interrogé par le Los Angeles Times, Andreas Böhm, spécialiste du Moyen-Orient et professeur de droit international à l'Université de Saint-Gall, en Suisse, estime que : « Du point de vue de Trump, le moyen le plus simple de démontrer sa puissance consiste à bombarder l'Iran et à attendre le résultat. Mais, si ces frappes peuvent paraître impressionnantes sur le plan tactique, elles n'ont produit aucun résultat au niveau stratégique. La réalité est que l'Iran n'a pas modifié ses positions et que, si l'on confond succès tactique et succès stratégique, aucune guerre ne peut aboutir. »
Le Los Angeles Times évoque également les répercussions politiques internes de la guerre pour Donald Trump. Selon le quotidien, l'augmentation des pertes humaines et l'enlisement du conflit ont fait apparaître des divisions au sein des partisans du mouvement MAGA (« Make America Great Again »). Des personnalités telles que Tucker Carlson, Megyn Kelly et Alex Jones comptent désormais parmi les critiques de la poursuite de la guerre. Par ailleurs, plusieurs responsables républicains s'inquiètent de ses répercussions sur les élections de mi-mandat au Congrès.
Le journal se montre également sceptique quant aux perspectives de négociations. Il rappelle que l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 a été conclu après près de 600 jours de négociations, avec la participation de centaines de diplomates et d'experts. À l'inverse, l'administration Trump, en ayant affaibli son appareil diplomatique et en s'appuyant sur une équipe restreinte de négociateurs, disposerait de peu de chances de parvenir à un accord comparable.