L'inflation au Nigéria a atteint 15,93 % en mai, selon le Bureau national des statistiques (NBS).

New Africa lundi, 15 juin, 2026 2 0 0 0
L'inflation au Nigéria a atteint 15,93 % en mai, selon le Bureau national des statistiques (NBS).
L'inflation au Nigéria a atteint 15,93 % en mai, selon le Bureau national des statistiques (NBS).

Le taux d'inflation au Nigéria a atteint 15,93 % en mai 2026.


Il s'agit de la troisième hausse mensuelle consécutive du taux d'inflation annuel, les prix alimentaires continuant de peser sur les budgets des ménages malgré un ralentissement du rythme des hausses mensuelles des prix.


Le dernier rapport sur l'indice des prix à la consommation publié lundi par le Bureau national des statistiques a montré que l'inflation est passée de 15,69 % en avril à 15,93 % en mai, prolongeant ainsi un rebond amorcé en mars après une légère baisse à 15,06 % en février.


Le rapport a montré que l'indice des prix à la consommation est passé de 138,3 en avril à 140,7 en mai, ce qui représente une hausse de 2,4 points du niveau général des prix.


Selon le Bureau national des statistiques (BNS), « en mai 2026, le taux d'inflation global mensuel s'établissait à 1,75 %, soit 0,39 point de pourcentage de moins qu'en avril 2026 (2,13 %). Cela signifie qu'en mai 2026, le taux de hausse du niveau moyen des prix était inférieur à celui d'avril 2026. »


Bien que le taux d'inflation mensuel se soit modéré, le taux d'inflation annuel a poursuivi sa tendance à la hausse, passant de 15,38 % en mars à 15,69 % en avril avant d'atteindre 15,93 % en mai.


« Sur un an, le taux d’inflation global a atteint 15,93 %, contre 15,69 % en avril 2026 et 26,06 % en mai 2025. En mai 2026, le taux d’inflation global a progressé de 0,24 % par rapport à celui d’avril 2026 », indique le rapport.


Le dernier chiffre enregistré demeure toutefois nettement inférieur aux 26,06 % de mai 2025, ce qui souligne le net ralentissement des pressions inflationnistes par rapport à l'année précédente. Le Bureau national des statistiques (BNS) a noté que le taux d'inflation de mai était supérieur de 0,24 point de pourcentage aux 15,69 % enregistrés en avril.


L'analyse du panier de biens et services contribuant à l'inflation a révélé que l'alimentation et les boissons non alcoolisées demeuraient le principal facteur de l'inflation globale, représentant 6,38 points de pourcentage du taux d'inflation annuel. La restauration et l'hébergement y contribuaient à hauteur de 2,06 points de pourcentage, les transports à hauteur de 1,70 point de pourcentage, tandis que le logement, l'eau, l'électricité, le gaz et les autres combustibles y contribuaient à hauteur de 1,34 point de pourcentage.


Les services d'éducation ont contribué à hauteur de 0,99 point de pourcentage à l'inflation globale, suivis par la santé (0,97 point de pourcentage) et l'habillement et les chaussures (0,80 point de pourcentage). L'information et la communication, ainsi que les soins personnels et les biens et services divers, ont chacun contribué à hauteur de 0,52 point de pourcentage.


Le rapport a également montré que l'inflation moyenne pour les 12 mois se terminant en mai 2026 s'établissait à 18,36 %, contre 30,57 % enregistrés au cours de la période correspondante de 2025.


L'inflation des prix alimentaires est restée l'un des principaux facteurs de cette hausse au cours du mois.


Le Bureau national des statistiques (BNS) a indiqué que l'inflation alimentaire s'établissait à 16,96 % en glissement annuel en mai, contre 24,55 % au cours du même mois en 2025. Sur une base mensuelle, l'inflation alimentaire a ralenti à 2,98 %, contre 3,63 % enregistrés en avril.


Selon le bureau, la hausse des prix alimentaires est due à l'augmentation du coût des produits de base, notamment les oignons, les grains de maïs, le melon, l'igname d'eau, la farine de manioc, les écrevisses, le poivron frais, les tomates, les grains de blé, les tubercules de manioc, les tubercules d'igname, les patates douces, le gingembre, la banane plantain et le niébé.


« Le taux annuel moyen d’inflation des produits alimentaires pour les douze mois se terminant en mai 2026 par rapport à la moyenne des douze mois précédents était de 16,99 %, soit 16,22 points de pourcentage de moins que le taux de variation annuel moyen enregistré en mai 2025 (33,21 %) », indique le rapport.


Le rapport a également mis en évidence des pressions inflationnistes persistantes en dehors des secteurs de l'alimentation et de l'énergie.


L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils des produits agricoles et de l'énergie, s'est établie à 16,82 % en glissement annuel en mai, contre 24,92 % en mai 2025. En glissement mensuel, cependant, l'inflation sous-jacente a fortement accéléré pour atteindre 1,94 %, contre 1,03 % en avril.


Cela suggère que les pressions inflationnistes sous-jacentes dans l'économie en général se sont renforcées au cours du mois, malgré la modération de l'inflation globale et de l'inflation alimentaire sur une base mensuelle.


L'inflation urbaine s'est établie à 16,07 % en glissement annuel en mai, tandis que l'inflation urbaine mensuelle a progressé à 1,99 %, contre 1,86 % en avril. Le taux d'inflation urbain moyen sur 12 mois s'est établi à 18,27 %, nettement inférieur aux 32,55 % enregistrés un an plus tôt.

En milieu rural, l'inflation s'est établie à 15,60 % en glissement annuel. L'inflation rurale mensuelle a sensiblement ralenti, passant de 2,80 % en avril à 1,17 %, tandis que le taux d'inflation rural moyen sur 12 mois a diminué, passant de 28,36 % en mai 2025 à 18,19 %.


Une analyse plus approfondie du rapport a montré que l'inflation des services restait élevée, à 17,92 % en glissement annuel et à 2,84 % en glissement mensuel.

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