La promotion du commerce interprovincial, une priorité pour dynamiser l’économie locale (Président Tshisekedi)

New Africa samedi, 28 mars, 2026 9 0 0 0
La promotion du commerce interprovincial, une priorité pour dynamiser l’économie locale (Président Tshisekedi)
La promotion du commerce interprovincial, une priorité pour dynamiser l’économie locale.

La promotion du commerce interprovincial, destinée à dynamiser l’économie locale, a été préconisée vendredi par le Président de la République démocratique du Congo, à la clôture de la 13ème Conférence des gouverneurs tenue à Bandundu, dans la province du Kwilu (sud-ouest).

« La question est de mieux relier les provinces entre elles. La question est de rendre possible, une économie intérieure plus fluide, plus cohérente et plus intégrée. D’où la troisième priorité, qui est la promotion du commerce interprovincial et la dynamisation de l’économie locale. (…) Le commerce interprovincial doit être libéré des lenteurs administratives, des ruptures logistiques, des barrières indues, des tracasseries, des prélèvements illégaux et de la multiplication de taxes qui découragent les producteurs et étouffent l’initiative », a déclaré Félix Tshisekedi, Chef de l’Etat Congolais.

« Nous ne pouvons plus nous satisfaire d’un pays vaste dans sa géographie, mais fragmenté dans son économie. Il ne suffit pas de relier les territoires à la capitale. Il faut aussi relier les provinces entre elles », a-t-il renchéri.

Le Chef de l’État a fait savoir que cette orientation consacre la primauté du marché intérieur, avant toute ouverture accrue aux échanges internationaux.

« À l’heure où la ZLECAf nous invite à renforcer les échanges intra-africains et les chaînes de valeur régionales, nous devons d’abord commencer par fluidifier notre propre marché intérieur. Il n’y aura pas d’intégration africaine forte sans une intégration économique nationale crédible », a-t-il ajouté.

Satisfait des recommandations issues des travaux en commissions, le Président de la République a instruit le Gouvernement d’engager avec diligence les actions requises pour la réhabilitation de la route nationale numéro 17, particulièrement sur le tronçon Mongata-Bandundu, ainsi que la modernisation du port de Bandundu et de ses équipements essentiels.

Il a, en outre, appelé les services compétents à identifier progressivement les autres infrastructures prioritaires de la région, notamment les routes de desserte agricole, afin de mieux relier les bassins de production aux marchés de consommation et de transformation.

Dans ce même cadre, le Président de la République a souligné l’urgence de valoriser le potentiel énergétique, déjà pris en charge par le Gouvernement à travers plusieurs projets en cours et d’autres déjà achevés, afin de promouvoir l’agro-industrie et la transformation locale.

« La quatrième priorité est la valorisation du potentiel énergétique. L’énergie est la condition silencieuse mais décisive de toute transformation économique sérieuse. Elle est indispensable à l’industrialisation locale, à l’essor de l’agro-industrie, à l’installation d’unités de transformation et à l’attraction d’investissements productifs. Là où l’énergie fait défaut, la production plafonne et l’investissement hésite. Là où elle est disponible, c’est toute la chaîne de valeur qui commence à se structurer », a déclaré le garant de la Nation, citant notamment la centrale hydroélectrique de Kakobola, récemment mise en service.

« La mise en service historique du barrage de Kakobola représente une opportunité stratégique pour le Kwilu et pour toute la région. Il ne s’agit pas d’un projet isolé, mais d’un levier structurant pour l’agro-industrie, la transformation locale, la création d’emplois et l’attraction d’investissements productifs dans le Kwilu et au-delà », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le Chef de l’État a invité les autorités provinciales à prendre les mesures nécessaires pour accélérer la valorisation de ce potentiel, à examiner les modalités optimales de développement et à mettre en place les conditions favorables à l’investissement dans les secteurs productifs.

« Ce que nous engageons pour le Kwilu doit préfigurer une méthode de transformation applicable à toutes les autres provinces : partir des potentialités réelles, lever les blocages structurels, investir dans les infrastructures, fluidifier les échanges, sécuriser l’énergie et organiser l’action publique autour de résultats tangibles. C’est à cette condition que nos provinces deviendront partout sur le territoire national de véritables pôles de production, de croissance et de prospérité », a-t-il insisté.

ACP

Article afrique