L’économie chinoise tient bon malgré la guerre au Moyen‑Orient

New Africa dimanche, 19 avril, 2026 3 0 0 0
L’économie chinoise tient bon malgré la guerre au Moyen‑Orient
L’économie chinoise tient bon malgré la guerre au Moyen‑Orient

L’économie chinoise a enregistré une croissance de 5 % au premier trimestre de 2026, dépassant attentes des analystes et faisant preuve d’une résilience remarquable face aux troubles géopolitiques au Moyen-Orient et à la hausse des prix mondiaux de l’énergie.

Des données officielles ont été publiées alors que le monde connaît une forte hausse des prix du pétrole et une perturbation du trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz, en raison de la guerre américano‑israélo‑iranienne.
Bien que la Chine dépende fortement du pétrole du Moyen‑Orient, des experts estiment que Pékin a réussi à isoler relativement son économie des répercussions du conflit, grâce à d’importantes réserves pétrolières, à la diversification de ses sources d’énergie, à côté d’approvisionnements russe et iranienne à des prix préférentiels.

Selon l’agence américaine Bloomberg, les données ont montré une hausse de 5,7 % de la production industrielle en mars, dépassant les prévisions malgré un ralentissement par rapport au début de l’année. En revanche, les ventes au détail sont restées faibles, à seulement 1,7 %, ce qui reflète la persistance d’une demande intérieure atone.

Selon des analystes, la croissance du premier trimestre a été principalement tirée par les exportations, malgré leur ralentissement le mois dernier en raison de l’impact du conflit sur le commerce mondial.


Exportations restent sous pression.

Selon le Bureau national des statistiques (BNS), le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale a en effet augmenté au premier trimestre 2026, de 5 % sur un an.

Bien que la Chine ait enregistré un important excédent commercial de 1,2 billion de dollars l’an dernier, les données de mars ont montré un net ralentissement de la croissance des exportations, ce qui renforce les inquiétudes concernant la baisse de la demande mondiale et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, alors que les coûts du transport maritime et de l’énergie augmentent.

De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la Chine en 2026, les ramenant à 4,4 %, et mettant en garde contre un ralentissement du secteur immobilier et une dépendance accrue à l’égard de la demande extérieure, sans oublier les risques de la guerre au Moyen-Orient sur la croissance mondiale.

Pourtant, Pékin a affirmé, par la voix du vice‑président du Bureau national des statistiques, sa capacité à maintenir un rythme de croissance relativement soutenu, grâce à la résilience de ses secteurs productifs et à la solidité de ses indicateurs internes.

Des experts internationaux estiment que la poursuite de la hausse des prix du pétrole, due aux restrictions et aux perturbations de la navigation dans le détroit d’Ormuz, ainsi qu’à la fragilité de la trêve temporaire entre Washington et Téhéran, pourrait accentuer les pressions sur l’économie mondiale. Toutefois, ces évolutions n’ont pas, pour l’instant, provoqué de choc majeur en Chine.

W.H./ R.F.

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