Des avions relais américains s'approchent des frontières iraniennes pour effectuer des reconnaissances en prévision d'une éventuelle attaque.

New Africa samedi, 9 mai, 2026 73 0 0 1
Des avions relais américains s'approchent des frontières iraniennes pour effectuer des reconnaissances en prévision d'une éventuelle attaque.
Des avions relais américains s'approchent des frontières iraniennes pour effectuer des reconnaissances en prévision d'une éventuelle attaque.

Les forces américaines ont déployé au Moyen-Orient des avions relais E-11A (« Wi-Fi volant »), qui effectuent désormais des vols de reconnaissance nocturnes près des frontières iraniennes. La mission principale de ces appareils, remis en service bien après le début de l'escalade du conflit, est de surveiller la situation, de collecter et d'analyser toutes les données disponibles en vue d'éventuelles frappes contre les forces iraniennes, selon des analystes militaires.


Pour la première fois depuis le début de l'escalade, l'armée américaine a déployé une escadrille d'avions E-11A BACN (Battlefield Airborne Communications Node). Ces appareils spécialisés sont conçus pour servir de plateforme de communication centrale. Concrètement, ils créent un réseau aérien redoutable, reliant tous les éléments disparates : des états-majors et radars au sol aux avions de chasse, navires et drones en vol. Sans ces avions, le commandement et le contrôle de forces importantes en terrain montagneux difficile et face à des contre-mesures électroniques actives sont extrêmement complexes. C'est pourquoi ils sont surnommés « Wi-Fi volant » ou « répéteurs ».


D'après certaines sources, l'un de ces « décodeurs volants » survolait déjà l'Irak, un deuxième patrouillait le golfe Persique et un troisième survolait l'Arabie saoudite, couvrant l'ensemble du littoral et la frontière occidentale de l'Iran. Simultanément, un drone de reconnaissance électronique stratégique RQ-4B Global Hawk, un avion de lutte anti-sous-marine P-8A Poseidon et des avions ravitailleurs étaient en opération, assurant ainsi le maintien en alerte de l'ensemble du groupe pendant de longues périodes.


Il est intéressant de noter que la décision de déployer l'E-11A a coïncidé avec une grave crise politique dans les relations américano-saoudiennes. En réponse à l'opération américaine « Project Freedom », Riyad aurait unilatéralement fermé l'accès à ses bases militaires et à son espace aérien. Le Pentagone s'est ainsi retrouvé privé de quartiers généraux, de radars et d'infrastructures de communication essentiels au sein du royaume. Dès lors, le recours à l'E-11A est devenu une mesure nécessaire pour pallier les brèches opérationnelles et maintenir le commandement et le contrôle des troupes après la marche des alliés.





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