dimanche, 28 juin, 2026
L'Italie condamne fermement les nouvelles attaques perpétrées par la République islamique contre Bahreïn et le Koweït.
Waltz : Trump donne une chance à la diplomatie, mais sa patience a des limites.
Porte-parole de la Commission de sécurité nationale du Parlement : Le détroit d’Ormuz ne retrouvera pas son état antérieur.
Le chef d'état-major de l'armée israélienne : L'accord signé avec le Liban est « historique et important ».
Velayati : Le Hezbollah est le véritable gardien de l'existence et de l'indépendance du Liban.
Un représentant du Hezbollah au Parlement libanais déclare que le cessez-le-feu avec Israël est « humiliant » et ne sera jamais appliqué.
L’Arabie saoudite condamne les attaques de la République islamique contre le Koweït et Bahreïn.
Le gouvernement israélien accepte de reconnaître le génocide arménien.
Israël conditionne le maintien de ses forces au sud du Liban au désarmement du Hezbollah.
Les médias libanais ont rapporté des frappes aériennes israéliennes dans le sud du pays.
Afrique du Sud : le secteur automobile signe son meilleur début d’année depuis plus d’une décennie
Pretoria n’avait pas vu un tel niveau de ventes de véhicules neufs depuis plus de dix ans. Selon les données officielles publiées par naamsa, l’organisme professionnel qui représente l’industrie automobile sud-africaine sous le nom de Automotive Business Council, le marché a enregistré plusieurs mois consécutifs de croissance à deux chiffres par rapport à 2025. En janvier 2026, 50 073 véhicules neufs ont été vendus dans le pays, soit une progression de 7,5 % par rapport aux 46 594 unités écoulées en janvier 2025. La tendance s’est ensuite accélérée : en avril, les ventes ont atteint 47 979 unités, leur meilleur niveau pour ce mois depuis 2013, en hausse de 13 % sur un an. En mai, le seuil des 50 000 unités a de nouveau été franchi, avec 51 071 véhicules vendus, soit le meilleur mois de mai depuis 2013 et une progression de 12,8 % sur un an.
Le segment des voitures particulières tire la croissance. En mai 2026, 36 871 voitures neuves ont trouvé acquéreur, soit 16,3 % de plus qu’en mai 2025. Les bakkies, très prisés des professionnels comme des particuliers sud-africains, ont aussi progressé de 2,5 % sur la même période, à 11 251 unités. Les segments des poids moyens et lourds affichent une santé comparable, avec des hausses respectives de 13,6 % et 12,9 % en mai. Sur le plan de la distribution, 90,1 % des ventes de mai transitent par le réseau des concessionnaires, loin devant la location de véhicules, qui pèse 5,3 % du marché.
Cette embellie s’explique d’abord par un alignement favorable de plusieurs indicateurs macroéconomiques en début d’année. naamsa souligne que la reprise s’est appuyée sur une inflation contenue, des coûts d’emprunt stables et une confiance retrouvée des consommateurs, des facteurs qui ont amélioré l’accessibilité financière et permis le retour d’achats jusque-là différés. L’inflation est restée mesurée, à 3,1 % en glissement annuel en mars 2026, un niveau qui avait permis à la Reserve Bank sud-africaine de maintenir des conditions de financement souples. Toyota domine ce marché en pleine forme : le constructeur japonais, filiales Lexus et Hino comprises, a écoulé 10 667 véhicules en mai 2026 selon naamsa, en progression de 4,7 % sur un mois.
Mais ce momentum, qualifié d’inflexion par naamsa elle-même, se heurte depuis avril à un environnement plus difficile. La flambée des cours mondiaux du pétrole, consécutive à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, a entraîné une hausse sensible des prix du carburant en avril et mai, contribuant à une accélération de l’inflation globale à 4,0 % en glissement annuel en avril. Face à ce risque, la Reserve Bank sud-africaine a relevé son taux directeur de 25 points de base, à 7,00 %, lors de sa réunion du 28 mai 2026, une décision destinée à contenir les pressions sur les prix. naamsa reconnaît que ce resserrement, conjugué à la hausse des coûts de l’énergie, pourrait peser sur la confiance des ménages dans les mois à venir, et appelle à la prudence sur les perspectives pour le reste de 2026.
Le gouvernement a tenté d’amortir ce choc. Le ministre des Finances, Enoch Godongwana, a décidé de prolonger et d’approfondir l’allégement temporaire du prélèvement sur les carburants, une mesure que naamsa a saluée comme une bouée de sauvetage cruciale pour la résilience des consommateurs. Cette aide reste cependant temporaire, alors que les pressions sur les coûts devraient perdurer après son expiration.
L’autre point de vigilance concerne les exportations, qui suivent une trajectoire inverse à celle du marché intérieur. Alors que les ventes domestiques s’envolent, les volumes exportés ont reculé de 4,8 % en mai 2026, à 29 392 unités, après une baisse de 4 % en avril. Ce repli s’explique en partie par l’arrêt programmé de la production du Toyota Hilux actuel, dans l’attente d’un changement de modèle, qui a fait chuter les exportations de véhicules utilitaires légers de 42,9 % en avril. Il traduit aussi des difficultés plus structurelles, liées à la montée du protectionnisme sur plusieurs marchés d’exportation clés et aux recompositions des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Paradoxe de l’économie sud-africaine : une demande domestique solide, mais une exposition persistante aux chocs externes
Pour les économistes du secteur, cette divergence entre marché intérieur et marché extérieur résume la situation paradoxale de l’économie sud-africaine en 2026 : une demande domestique solide, mais une exposition persistante aux chocs externes. Interrogée par George Herald après la publication des chiffres de mai, Thanda Sithole, économiste senior chez WesBank, qualifie ce résultat « d’encourageant » et souligne que le marché vient de signer sa meilleure performance de mai depuis 2013. Elle précise que la croissance a été menée par les voitures particulières, tandis que les segments commerciaux sont aussi restés positifs, signe d’une reprise large. Sithole avertit toutefois que le changement d’environnement des taux et le retour de la pression sur les carburants feront de l’accessibilité financière un enjeu central dans les mois à venir.
L’enjeu, pour la suite de l’année, sera de savoir si cette résilience de la demande intérieure parviendra à compenser la pression croissante du coût de la vie et la remontée des taux. naamsa indique suivre de près l’évolution des conditions économiques et de la politique monétaire pour évaluer leurs répercussions sur la demande de véhicules au second semestre.
Source : Africa News Agency